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Fully alive

Dimanche 1 février 2009

Voilà le deuxième "chapitre".
Évidemment, il est différent du précédent,
Ce n'est pas une suite, puisqu’il n'a pas véritablement d'intrigue.
Ce n'est pas une autre histoire, puisqu’il est rattaché au précédent par un lien disons...très intime. Je ne sais pas encore quel thème va prendre mon "roman", ni quel titre je lui donnerai. Mais au moins je peux m'imaginer créer une histoire plus fidèle à la réalité. Il montre réellement ce qu'est un drame; le champ combiné de dizaines de voix différentes, d'idées différente, de monde différents. Tous rattachés par un seul et même mirage insondable...

Si ce texte est mauvais ou incompréhensible, alors soit.
Mais je sais que c'est précisément ce qui sait m'animer, au moment où j'en aie le plus besoin...

La plaine de l'innocence

 

À l'école, dans ma tête, je pars si loin.

Là, où la pluie chante autant, mais sans jamais nous gripper. Là-haut, où s'élèvent des cathédrales, qui font pâlir le soleil. Quelque part, où même les nuages, nous connaissent par nos noms. Comme toujours, nos yeux se retrouvent, brillants.

Une brise parfumée, nous porte tranquillement.

Chaque grain de sable, nous murmure une histoire.

Notre amitié, sincère, jalousée même par les abeilles et les fleurs. Je reste là, voyant ton sourire refléter mille soleil. Nous restons là, sans plus aucun mot à dire. Dans un silence, si éloquent.

Une lumière m'inonde, m'enivre, m'anime. Cet éclat, toujours plus grand, m'enlève à toi.

Reviennent à moi, les sombres murs d'écoles. Une goutte d'eau glisse sur mon cahier.

Ce monde parfait, que nous prenions plaisir à inventer.

Tu as été le premier à le visiter.

Par S. J. Nadeau
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Mardi 27 janvier 2009
Comme je l'avais dit dans l'article précédant, j'ai eu dna sl'idée de commençer un roman.
J'avais tout en tête, l'ambiance, l'histoire, le ton, les idalogues
mais....
Rendu sur papier, j'ai dù me rendre à l'évidence;
Je suis incapable d'écrire un roman !

Ma vie entière tient sur des "une page"
ces articles qui me font exister en vous, mes pensées, mes opinions, tout !
Je suis r`éduit à tout dire ce que j'ai à dire dans le minimum de mots possible.

alors bonne nouvelle/mauvaise nouvelle
ce que j'écrit ce n'est pas un roman, mais un recueil de nouvelles ^^

Mais toutes les parties d'histoire sont reliées autour d'un thème général; vous le saurez en lisant !

D'où me vient l'idée ?
Vous le saurez une autre fois; il se fait tard et je dois aller à l'école demain =o

alors voici la première des deux nouvelles que j'ai écrite jusqu'à maintenant...

Lamentations de Granite

Mon coeur est si dur. Mes yeux posés sur cette pierre gravée. Je les fermes, toujours cette
même pierre. Mon être entier est inondé par cette même image. Et mon coeur, si lourd, semble en
avoir adopté la consistance. Mon corps, réclamé par mes cicatrices passées, mes épreuves, mes joies, s'écroule. C'est une montagne qui s'effondre. Sur le sol, on me renvoie les reflets du soleil,
si haut, si léger. L'air, lui, semble assez lourd pour m'envelopper, m'enterrer. Accroupie, dévastée,
abandonnée sur cette terre, je m'apprête à y voir passer les siècles. Que mon corps épouse ainsi
la rosée, et pleure avec moi, chaque matin, toutes les larmes que je ne sais plus puiser. Désormais,
n'existera plus autre fraîcheur pour moi que celle accordée par ces nuages, là-haut. Mon corps ne sera plus animé de chaleur, je ne fait plus qu'un avec ce bloc de granite, qui résume désormais tout mon
univers. Mes yeux, eux, ne connaîtront ni forme, ni couleur. Ni texture, ni paysage. Ils ont déjà vu
tout ce qu'il avait à voir.
Ils deviennent toujours davantage aveugles, quand ils me rappellent, en lisant cette tombe,
que mon fils est mort.



J'attends de vos réactions avant de poste la suite =o
Par S. J. Nadeau
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Lundi 12 janvier 2009




Bon okay, ça fait pas tech-ni-que-ment un an
mais c'est surout smbolique =o

Parce que, malheureusement, même si j'en aie absolument pas l'impression, ce blog n'existe même pas depuis un an oo !

Mais je ne vais pas changer le titre de cet article pour autant.
À chaque nouvel an, on peut tout remettre le passé en perspective, se juger de façon constructive, prendre des résolutions...
Et ça me erait pas particulièrement de mal de le faire maintenant oo

Même si c'est pas mon anniversaire...
....ni celui de mon blog d'ailleurs =o

Donc, comme résolution je pourais prendre emmm...

1- Être plus sociable
(J'en aie assez de rester muet comme une carpe en classe. C'est une mauvaise habitude que j'avais adopté pà l'époque du premier article de ce blog et d'on je n'ai pas réeussit à me débarasser...)

2-Être meilleur à l'école
(Jusqu'à maintenant, j'ai toujours eu d'assez bon résultats (vive la détermination !) mais, comme on dit, on peut toujours avor de meilleures notes =o)

3-Mieux m'occuper de mon blog
(Histoire qu'il ne devenne pas un recueil de toiles d'araignées virtuelles oo)

4-Surpasser mon épilepsie sans pour autant l'ammoindrire
(Bref, comme en gardant mon médicalert =o)

5- Avoir des projets personels
(j'ai une idée de roman en ce moment...on sait jamais ce que ça peut donner...)

6-Passer moins de temps sur l'ordie.
(en contradiction totale avec le point 3-)

7-M'acheter un poisson rouge
(ou une plante)

8-Avoir un confident humain
(Autre qu'un psy, de préférence)

9-Moins faire de fote d'ortographe
(duh !)

eeeeet

10- EEeeemmmm


...

Je pux pas arêter à 9, voyons !

...

10- Ne pas commencer à fûmer oo

Par S. J. Nadeau
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Jeudi 8 janvier 2009

Au fil des jours, j'ai l'impression de me connaître de plus en plus.
Déjà, je peux regarder mes expériences passées avec la rassurante idée qu'elles m'ont aidée. Ainsi, j'ai l'impression que toutes ces épreuves sont des ennemis vaincus, que je n’aurai plus jamais à affronter.
Au fil des jours, j'ai changé d'esprit. Maintenant, je veux apprendre à être moi-même, sans avoir à être arrêté par ma maladie, et tout ce qu'elle représente pour moi.

Bref, je veux être moi-même, et faire en sorte que l'épilepsie soit la chose la plus insignifiante de mon être...


Pourtant

J'ai acheté ce bracelet.




Ce simple accessoire, est la parfaite matérialisation de l'étiquette que les malades ont souvent l'impression de porter.

Mais comment ais-je pu m’en acheter un, en pensant d'une telle façon ?!?

Je me le suis demandé très longtemps.
Faut dire que, la même semaine dans laquelle je me suis procuré ce truc, j'ai eu une crise.

Enfin bref, j'étais seulement en train de marcher dans la rue commerçante de ma ville. À mesure que je me promenais, j'avais une espèce d'impression  envahissante de déjà vue.
Au fait, j'ignore si c'était un déjà vue...
La plus part du temps, quand on en a un, on se dit "ah, j'ai déjà rêvé à cet instant probablement..."
Mais moi, j'avais plutôt l'impression d'avoir déjà IMAGINÉ cet instant, par le passé.
À mesure que j'avançais, tout devenait encore plus floue...
Je peux toujours tenter d'expliquer mon état d'esprit, même si je doute que ça soit possible de le dire avec des mots.

En gros, je me souvenais avoir pensé à cette scène (ma promenade dans la ville) alors que je me trouvais dans une espèce de...de...de quoi déjà ? Je ne sais pas...à chaque fois que je tente de ramener cette image à moi, je vois toujours la même abstinente image d'un toit traversé de poutre. À mesure que je marche, je m'embrouille encore plus; étais-je avec quelqu'un dans cette maison construite en poutre ? Oh oui, j'étais avec Diégory....mais qui est Diégory ?...je ne connais aucun Diégory ! Ce n'est même pas un nom terrien...

et voilà, dans ce labyrinthe de pensées confuse, un mot s'impose dans ma tête
CRISE

J'allais en faire une, ça devenait de plus en plus fort.
Alors, je me précipite dans un restaurant (peut-être étais-ce un bar) et, incapable de trouver les cabinets, je prends place à une table vie, et je laisse venir...le vide.
J'ai une dernière étincelle dans le cerveau avant la crise; un mélange entre "vais-je avoir des convulsions ?" et "Je ne dois pas bouger".
Peut-être qu'en m'imposant l'immobilité, je pourrais convaincre ma crise de ne pas être visible de l'extérieur.

Des instants plus tard, je reviens à moi, parfaitement sain d'esprit, comme si rien n'était arrivé.
Je me félicite de ne pas avoir eu de crise généralisée devant tout le monde.

Mais l'espèce de graine qui a été plantée dans mon cerveau lors de ce traumatisant événement, à germée pendant la semaine et a fini, ce samedi, par me pousser à acheter un bracelet médic alerte.

Je suis encore confus, à me demander tout ce que ça représente...
Es-ce un moyen de préserver ma santé ?
Ce bracelet va t-i vraiment un jour me sauver ?
Ou va t-il seulement engendrer une impression de différence, de marginalité, face à tout les questions que les gens me poseront en le voyant...

Quoi qu'il ne soit, pour l'instant, je le porte

Par S. J. Nadeau
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Lundi 5 janvier 2009
 


Couché sur le sol, je regarde le ciel.
Pour la première fois de ma vie, il me semble, je peux enfin m'arrêter.
La neige, sur le sol, va probablement mouiller mes vêtements.
Mais ça , je ne m'en préoccupe pas. Pareillement pour mes devoirs, mes amis, ma famille, mes médicaments, mon blog. Je suis enfin....seul.

À chacune de mes respirations, s'élève un nuage blanc.
Et du ciel, tombent des centaines de flocons.
Je les regarde tourbillonner, me recouvrir, comme un manteau de givre.
Je me sens bien...

Le temps passe et je le laisse s'en aller.
J'étire mon corps sur ce tapis de coton, oubliant ainsi les milles épreuves qui l'ont animé.
Je suis si bien, en dehors de l'espace, en dehors de l'univers.
Il m'est impossible de désirer me relever.

Un flocon fond sur mon visage.
Et puis, je réalise que ma vie ne peut se conclure par cette sérénité.
Je suis conscient que d'un instant à l'autre, j'aurai à me relever à nouveau.
Pour aller là où on m'attends.

Le ciel est noir, quand je m'élève dans ce paysage hivernal.
Ressourcés, sont mon corps et mon esprit.
Prêts à affronter les années de souffrances qui n'attendent qu'à venir.
Et tout cela, seulement pour voir quelques secondes de pure lumière.

Pourtant, ça en vaut tellement la peine.....

Par S. J. Nadeau
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Samedi 22 novembre 2008

 

Et ensuite ?



Vous savez, un film se termine toujours avant la fin.

Je veux dire;

+ L'héro à une vie plus ou moins correcte (genre, cadre d'entreprise)

+ Il lui arrive un truc chiant (genre, se faire capturer par des terroristes)
+ Il vit des péripéties chiantes (se faire torturer, tenter de s'échapper mais pas réussir)


Ensuite

+Il crève
ou
+Il survit

 

Dans le premier cas, l'histoire se termine là. Et dans l'autre, on montre quelques scènes de happy end etr ça se termine.

Alors, on ne montre jamais la fin ! On s'en fout des funérailles du monsieur, ou de la façon d'ont il va passer sa retraite.

Tout ce qui nous intéresse, c'est de le voir souffrir, peiner, se faire blesser, etc...

 

Qu'es-ce que j'essais de vous dire ?

Et bien...mon blog, c'est comme un film américain. Et moi, je suis comme l'héro principal.

Je ne suis peut-être pas exactement dans un "happy end", mais je crois qu'il n'est pas faux de dire que ma période de péripéties chiantes est relativement terminée.

Alors, qu'es-ce qu'il me reste à dire ? Je suis comme à la fin du roman, et je ne peux pas m'inventer des péripéties.

Évidemment, je pourrais vous parler des trucs que j'aime, de mes amis (et oui, j'ai maintenant des amis o_o) ou de mes passions.

Mais ça me serais insupportable d'imaginer que c'est grandement moins intéressant à vos yeux que ce que j'écrivais quand j'étais dépressif/renfermé/triste.

 

 

Pourtant, je veux continuer à faire vivre ce blog.

 

Il a une valeur extrême à mes yeux, plus que tout ce que je possède de matériel dans la vraie vie.

Je veux encore vous parler, mais se ne sera désormais plus à propos de moi seulement.

 

Par S. J. Nadeau
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