Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles

2- Absences

Samedi 30 août 2008

[Ceci est une reprise d'article que la mise en page a rendu illisible ! Aussi, je le poste en même temps qu'un nouvel article ! (celui qui précède celui-là =o)]

Absence VS Grand Mal

Pour une raison qui m'échappe totalement, j'ai la soudaine envie de déterminer qu'est-ce qui est le plus pire entre les "absences" et le "Grand Mal" (crise avec convulsions).

Voilà un espèce de tableau comparatif contenant, selon moi, les impacts les plus importants de la maladie sur le plan psychologique, physique et social.

 

 

Absence

 

* Risque de blessures physiques. [5 points]

(on sait jamais, d'un coup que je sois en train de

faire du parachute =o)

 

*Risques de blesser les autres. [1]

(Pratiquement aucun, sauf si je suis en train de

conduire une voiture bondée.)

 

*Réhabilitation [0]

(Ça dure le plus souvent quelques secondes et

paf, retour à la normale.)

 

*Choc mental [15]

(c'est énormément troublant de sentir notre

conscience s'éteindre pendant un instant.)

 

*Fréquence [10]

(Impossible de tous les compter, à la longue.)

 

*Impact sur la vie de tous les jours [10]

(Perte du fil de la conversation, d'information en

Classe, etc...)

 

*Impact sur la vie en groupe [10]

(Trouble méconnu, les proches peuvent être

intolérants, incompréhensif. Ils peuvent même

reprocher au malade d'être si lunatique.)

 

*Sensation de refoulement [10]

(Si l'absence est celle qui provoque le plus de choc

mental, personne ne peut en être témoin. L'idée

même de tout contenir donne l'impression d'imploser.)

 

TOTAL=> 61 POINTS

 

 

Grand Mal

 

*Risque de blessures physiques. [15 points]

(même chose que pour Abs., en plus des risques

de fractures, de contusion, d'hématome, etc...)

 

*Risque de blesser les autres. [5]

(Morsure des doigts de mon prof d'Histo, vous-en

souvenez-vous ?)

 

*Réhabilitation [5]

( Énorme fatigue après la crise, sensation de fatigue

musculaire pour plusieurs jours...)

 

*Choq mental [5]

( Au moins, on sait toujours ce qui nous arrive. Les seuls

moments d'ont on se souvient sont bien souvent ceux après

la crise. Ces derniers ne sont pas toujours effrayant.)

 

*Fréquence [2]

(Environ 3 par année, maximum...)

 

*Impact sur la vie de tous les jours [2]

(Presqu'aucune, sauf pour la peur d'en faire à tous moment)

 

*Impact sur la vie en groupe [5]

(C'est extrêmement gênant de faire une crise totale en

public. Mais, il vaut concéder un certain avantage. Les autres

ont au moins la possibilité de comprendre la maladie

Ainsi, on n'a pas l'impression d'être responsable de nos

crises, comme avec l'absence.)

 

*Sensation de refoulement [1]

( Juste le fait d'avoir toutes ces convulsions exprime bien

notre combat mental. On a plus l'impression d'être en train

de combattre notre maladie lors d'une crise générale que

lors d'une inerte absence. C'est peut-être grâce à cela que

le choc mental est plus importent.) 

 

TOTAL=> 41 POINTS

 

Conclusion= Suite à ce débat, on peut facilement voir que l'absence est la plus terrible des crises sur plusieurs plans. Malgré tout, je crois que le grand mal aurait facilement remporté le match si ces crises avaient étés plus fréquentes. J'ai omis d'inclure dans le débat les crises partielles puisqu'il est trop difficile de déterminer si elle est en fait une absence ou une crise générale.

Par S. J. Nadeau
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 29 août 2008




Woa, ça fait bizarre de se retourner sur l'ordinateur après si longtemps.
J'avais presque peur d'avoir oublié mon mot de passe pour ma session (vive windows).

Pourquoi ne me suis-je connecté ?
Je sais pas.
On dirait que ma vie s'est arrêtée à 50% juste après la rentrée.
Tout le stress, la peur....
Si je me couchais, c'était pour imaginer encore et encore des scénarios de crises généralisées en classe.
Si je me levais, c'était pour m'assoir sur ma chaise d'ordinateur...puis me lever, sans l’ouvrir.
Prendre mon carnet à dessin, et le reposer sur ma commode.

Finalement, regarder encore et encore mon matériel scolaire, qui inonde une partie de ma chambre.

Je regarde mon cartable vide, essayant de ne pas penser à tout le travail que je devrai faire pour le remplir.
Je regarde mes crayons, j'imagine dans quel déboire leur pomb se transformera.
Je regarde mon agenda....et j'ai tellement peur d'y voir des "votre fils est inattentif en classe, mieux vaudrait vous rencontrer".
Puis, je pars me coucher, pour rejoindre une nuit sans sommeil.

Quelques jours (quelques années plutôt) de ce calvaire, et me voilà à l'inscription officielle.
Me voilà au milieu de ces inconnus.
C'est monstres étrangers qui, en une seconde, pourraient me détruire à la fois sur le plan social, psychologique et physique.
Moi qui, autre fois adorait me retrouver avec mes semblables, croule maintenant sous une différence invisible.
Je cherche du regard des alliés. Je trouve un vieil ami.
Mais voilà qu'il est lui même entourés de d'autres monstres sans nom.

On doit entretenir l’amitié pendant les vacances d’été, mais moi, j'avais trop peur du monde extérieur pour rencontrer quiconque, ami ou non.

J'ai tellement peur

Puis l'inscription passe.
Ma sœur qui ne s'en peut plus que l'école commence est tellement heureuse.
Elle dit qu'elle va enfin pouvoir revoir ses amies.
J'aurais voulu mourir tellement je fus triste à cet instant précis.

Finalement, la première semaine de classe.
Je meurs de stress avant chaque cours.
Je m'imagine que d'un coup, tous les élèves pourraient se lever, me montrer du doigt, me jeter des pierres.
Mais ça n'arrive pas.
Ça n'arrivera jamais.
Alors pourquoi suis-je aussi mal ?

À mon insu, moi qui étais moyennement populaire, j'ai glissé dans le groupe social des ratés.
Même dans leur regard apeuré, je ne peux trouver le réconfort.
Encore une fois, je suis différent, même d’eux.

Dans un stress maladif, je termine la semaine.
Je retourne chez moi, abattu.
Je monte dans ma chambre, sans parler à personne.
J'éteins la lumière, je me cache sous les couvertures...et je la laisse venir.
La crise.
De retour des limbes, je ne me sens pas violé, je ne me sens pas perdu, je ne me suis pas blessé.
Ce qui semblait être le summum même de la dépression devient maintenant une simple mauvaise journée.
J'ouvre mon ordinateur, je me connecte à "over-blog".
Et je réalise que l’épilepsie à formaté ma tristesse.
 

Pareillement à un ordinateur qui efface don disque dur pour supprimer un virus.

Merci, épilepsie ?

Par S. J. Nadeau
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Lundi 18 août 2008

La plus part du temps, quand connais pas un mot, je cherche la définition dans le dico.
Et quand y'a un mot que je ne connais pas dans la définition, je l'oublie.
Vous comprenez, si je joue à ce jeu, je pourrais bien me retrouver à lire tous les mots du dico =o !
Mais, quand j'ai lut la définition d'épilepsie, j'ai fait une exception.
En bref, ils racontaient que c'était "une maladie souvent créée par une activité électrique.......blablabla..."
Mais, ils ont conclu en disant que l'épilepsie est aussi appelée "le mal des comices".
Prenant mon courage à deux mains (ou plutôt le dico, à deux mains...) je cherche "comice".

Et ben, devinez quoi !
Une comice c'est...

...
...
......
...
......
...
......
...
......
...
......
...
......
...
......
...
......
...
......
...
... 

ça
 




















J'avais entendu parlé d'épilepsie canine et bovine mais..ça !
J'ignorais même que les fruits avaient un système nerveux o_0
Mais je comprends pas....elle..Bouge pendant sa crise ?
Ou elle a juste des absences oo
P'têtre que le fait d'en manger donne des crises d'épilepsie o_o

touka, un autre mystère de la vie...
(D’ailleurs, on parle ici d'épilepsie fruitée ? épilepsie végétale ?)

Par S. J. Nadeau
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 16 août 2008
Maintenant

Ça me fait bizarre d'écrire ce titre alors que - et ce depuis toujours- j'adore l'école.
Et oui ! J'aime être à l'école.
je raffole d'être entourés de pleins de personne de mon âge qui vivent chacun un extrait de drame amoureux/familial, de comédie...
J'aime faire mes devoirs, le soir, en écoutant de la musique.
Je me sens toujours à la fois important et insignifiant au milieu de cette communauté à base échelle. Toute cette imprévisibilité qu'on ne trouve pas dans les vacances d'été.
Je trouve amusant d'entasser le plus d'information possible dans mon excellente mémoire...
emm..

auparavant excellente...

Le choses change, et je ne sais pas ce que va me réserver cette rentrée. Presque tous les témoignages d'épileptiques s'accordent pour dire que c'est un défi d'être studieux avec cette maladie.

Un défi possible !

Mais néanmoins un défi...
Alors que l'année dernière les cours étaient bien trop insignifiant pour mesurer l'ampleur de la chose.
Me voilà de retour dans le défi.

Évidemment, on ne peut tout de même pas commettre de mentionner la crainte constante de me remettre en spectacle, devant tout le monde, pour l'acte 2 de "crise généralisée".

J'ai peur aussi qu'on ne comprenne pas mes secondes d'absence. Où je suis plus absorbé par mon néant que par le cours.

J'aimerais que l'épilepsie soit plus médiatisée.
On organise des journée pour sauver des buissons dans la forêt vierge, des pandas en chine, des personnes souffrants de surpoid.
Mais l'épilepsie ?
L'épilep..quoi ?
Oh ! Cette maladie ou on s'agite si on regarde trop de dessin animés japonais ?
Jamais entendu parler...

Bien sur, je suis brillant de faire un tel commentaire alors que moi même, je n,aurais jamais le courage d'organiser un tel événement...

*soupir*

Par S. J. Nadeau
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 15 août 2008

                                                               Absence VS Grand Mal
       

Pour une raison qui m'échappe totallement, j'ai la soudaine envie de déterminer qu'est-ce qui est le plus pire entre les "absences" et le "Grand Mal" (crise avec convulsions).
Voilà un espèce de tableau comparatif contenant, selon moi, les impacts les plus important de la maladie sur le plan psychologique, physique et social.



Absence                                                                              ¬    Grand Mal 

* Risque de blessure physiques. [5 points]                      *Risque de blessue physiques. [15 points]                   
(on sait jamais, d'un coup que je sois en train de            (même chose que pour A., en plus des risques
faire du parachute =o)                                                            de fractures, de contusion, d'hématome, etc...)


*Risques de blesser les autres. [1]                                    *Risque de blesser les autres. [5]
(Pratiquement aucun, sauf si je suis en train de              (Morsure des doigts de mon prof d'Histo, vous-en
conduire une voiture bondée.)                                             souvenez-vous ?)

*Réabilitation [0]                                                                      *Réabilitation [5]
(Ça dure le plus souvent quelques secondes et              ( Énorma fatigue après la crise, sensation de fatigue
paf, retour à la normale.)                                                       musculaire pour plusieurs jours...)

*Choq mental [15]                                                                  *Choq mental [5]
(c'est énormément troublant de sentir notre                    ( Au moins, on sait toujours ce qui nous arrive. Les seuls
conscience s'éteindre pendant un instant.)                       moments d'ont on se souvient sont bien souvent ceux avant
                                                                                                   la crise. Ces derniers ne sont pas toujours effrayant.)

*Fréquence [10]                                                                      *Fréquence [2]
(Impossible de tous les compter, à la longue.)               (Environ 3 par année, maximum...)

*Impact sur la vie de tous les jours [10]                            *Impact sur la vie de tous les jours [2]
(Perte du fil de la conversation, d'information en            (Presqu'aucune, sauf pour la peur d'en faire à tous moment)
classe, etc...)
 
*Impact sur la vie en groupe [10]                                        *Impact sur la vie en groupe [5]
(Trouble méconnu, les proches peuvent être                  (C'est extrèmement gênant de faire une crise totale en
intolérants, incompréhensif. Ils peuvent même              public. Mais, il vaut concéder un certain avantage. Les autres
reprocher au malade d'être si lunatique.)                         ont au moins la possibilitée de comprendre la maladie.
                                                                                                   Ainsi, on n'a pas l'inpression d'être responsable de nos
                                                                                                   crises, comme avec l'absence.)

*Sensation de refoulement [10]                                           *Sensation de refoulement [1]
(Si l'absence est celle qui provoque le plus de choq      ( Juste le fait d'avoir toutes ces convulsions exprime bien
mental, personne ne peut en être témoin. L'idée            notre combat mental. On a plus l'impression d'être en train
même de tout contenir donne l'impression d'imploser.)  de combattre notre maladie lors d'une crise générale que
                                                                                                     lors d'une inerte absence. C'est peut-être grâce à cela que
                                                                                                     le choq mental est plus importent.)
  

_________________________________________ ¬_______________________________________________
Absence=61 points             Grand Mal= 41
_________________________________________________________________________________________

Conclusion= Suite à ce débat, on peut facilement voir que l'absence est la plus terrible des crises sur plusieurs plans. Malgré tout, je crois que le grand mal aurait facilement remporté le march si ces crises avaient étés plus fréquentes. J'ai omis d'inclure dans le débat les crises partielles puique qu'il est trop difficile de déterminer si elle est en fait une absence ou une crise générale.

Ps: désolé pour les fautes mais, je peux pas corriger sur world, trop de risque de perdre ma mise en page...

Par S. J. Nadeau
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 7 août 2008

                                                                                                                             
Bon, comme vous le savez probablement (ou pas), je suis extrêmement visuel.
La preuve, chaque mot m'évoquent leurs propres images, leurs propres atmosphères (assez bizarre o_0).
Enfin bref, j'ai décidé de me faire un p'tit recueil du champ lexical de l'épilepsie (et que personne ne me dise que j'ai rien à faire X_X)

Épilepsie: Je dirais emm..un fond noir et texturé avec des bulles de savon meuve fluo qui flottent devant. Naturellement, les bulles de savon sont corrosives et il ne faut pas y toucher.

Acide Valproïque (mon médicament): Une sorte de scène de meurtre ou une ombre enfonce dans la gorge d'une victime des comprimés sableux jusqu'à ce qu'elle s'asphyxie dans une pâte brûlante.

Grand mal: Un prêtre qui se fait empoisonner.

Crise: Vieille mégère malcontente qui se plaint sans arrêt.

Électroencéphalogramme: Une énorme machine bruillante et rouillée dans une usine désaffectée. Il y a un entonnoir dans la partie supérieure, on y jette des bébés.

Ponction lombaire: Des centaines de tuyaux plantés dans les os d'une personne. Un épais liquide blanchâtre finit par s'en extraire.

Photosensibilité: Un vampire albinos avec des lunettes de soleil, enfermé dans une crypte, en plein été.

Absence: Enfant autiste dans un hôpital.

Voilà, suis-je bon pour l'asile =o ?

Par S. J. Nadeau
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 6 août 2008

                                                                 


                                                         Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe 
                                                Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe
                                                            Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe
                                         Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe
                                                                Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe
                                                 Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe
                                                               Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe
                                   Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe
                                                            Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe
                                            Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe
                                                           Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe
                                                              Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe
                                      Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe Aïe





Oh, la vie nous réserve parfois de si belles surprises <3
Ce matin je me suis levé avec la douce impression de m'être fait passer dessus par un camion.
Vous ne pouvez pas imaginer à quel point c'est perturbant de se sentir comme si on avait couru un maraton alors qu'on a juste dormi.

Enfin..."à priori" dormis.
Peut-être que je suis somnanbule o_0
Je veux dire..plus que d'habitude. 

Enfin, c'est quand même inquiétant, j'ai mal partout et je sais pas pourquoi !
Si je serais tombé dans l,escalier, je m'aurai réveillé, non ?
Ou, à la limite, les autres se seraient réveillés !

Ou peut-être que j'ai juste trop marché hier êt que c'est normal ?
Où que je couve une grippe ?

Je déteste être dnas l'ignorance !
Le pire, c'est qu'il est possible que j'aie eu une "épilepsie nocturne".
À savoir:

Comme une crise de convulsion, plus ou moins violente, qui se produisent dans la période de sommeil.

Mais si c'est ça, je vais hurler.
POURQUOI ÇA DEVRAIT ENCORE EMPIRER ?!?
Avec les médoc en plus !

Peut être que...
....non, je veux pas, je veux pas, je veux pas....
Être pharmaco résistant

Par S. J. Nadeau
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 3 août 2008

                        Pas vite
             Inerte                                  Lunatique
       Zombie                 Amorphe
Perdu
                           Versatile
                                                       Volatile


"Emmm..quoi ?"
Retour à la réalité.
Regard des autres, tables, chaises nourriture....


"Je te demandais si tu voulais du dessert !"

Dessert ?
Es-ce que j'en veux ?


"Emmm.."

C'est quoi déjà....oh, de la tarte
tarte...aux....framboises !
Je sais pas...je n’aime pas trop les framboises.
Mais en même temps j'ai encore faim.


"Eh...."

"Alors..oui ou non ?!?"

Avec toute cette pression, je suis encore plus incapable de prendre une décision. Je vois son regard impatient. Oh, désolé mère d'être si lent, si nul, si stupide.
Incapable de prendre une si idiote décision.
Pardonne moi, pardonne moi !!!


"n...non"

Je m’entends dire cela avant de le réaliser. Alors...j'ai refusé.

Pourtant, en y réfléchissant, j'en veux vraiment de cette tarte.

Trop tard, on ne peut plus revenir en arrière.
Je la vois partir enfin, me laissant loin de toutes ces questions.


«Reste t-il du lait ?»
«Tu me passe la vinaigrette ?»

«Quel heure est-il ?»

On me le demande mais...aussitôt que je m'apprête à répondre, quelqu'un d'autre prend les devants.

«Non!»
«La voilà !»
«6 heure et quart !»

Comment font t-il ?
Comment peuvent-ils avoir toutes les réponses dans leurs têtes,
alors que moi, il n'y a...

Qu'une pâte médicamenteuse qui m'engorge les neurones.
Un produit chimique qui m’engourdit les pensées.

C'est évident maintenant.
Mon traitement me rend…lent.

Mais ne le dites à personne.

Par S. J. Nadeau
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 28 juin 2008



Le ciel et la terre

Les nuages et les arbres

le noir et le blanc

Moi et moi

Comme quoi dans ce monde
Tout vient toujours par deux.....

Par S. J. Nadeau
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Jeudi 26 juin 2008




JeSuisSurUnAutrePlan,UneAutreDimention,UnAutreUnivers,JeSuisDieu,non..JeSuisUnPantin,j'aiPeur,
IlsSaventoùjeSuis,NePasBouger,NePasRespirer,siTuBouge,OnTe...


Manuel
                                                        Manuel
                                                                                                    Manuel !

Retour à la réalité.
Silence, le regard des autres plantés en moi.
Je suis où déjà ?

"Manuel"

Il faut agir, dire n'importe quoi, faire n'importe quoi
paraître normal.

J'ai oublié
les mots

L'angoisse enfonce les phrases au plus creux de ma gorge.
Vite n'importe quoi !

" Je...."

JE ! Moi ! Manuel !
Vitesse
De retour sur le même plan que les autres
Mon adresse ? emmm...le 212 ?...213 !
Où ? emm...décor...nourriture..
Nourriture, restaurant !
Les autres ?
Même cheveux que moi, l'autre, là-bas, mêmes yeux.
Yeux qui me foudroient...qu'es ce que j'ai fait ?
Cette personne à comme une aire....une aire de famille !
Ma mère
mon père
ma sœur
grand-mère
Flot d'information

" Quoi ?"
«On te demandait ce que t'allais prendre», ton stressé.
Désolé Mère mais..je suis mentalement mort pendant un instant.

Quoi répondre finalement ? Je ne suis même pas sûr d'être jamais arrivé ici...il me faut l'heure.

"Désolé, je suis un peu dans la lune, j’ai mal dormis, hier."
Son regard ce mue maintenant en affreuse compassion, en cinglante pitié.
"Je reviens bientôt !"
Je quitte la table, encore complètement mentalement désaxé.
Je cours me réfugier dans la salle de bain et je verrouille.
Je m'accroupis sur le sol, sans même penser un instant à la poussière qui pourrait me tâcher.
Je fixe un horloge au plafond.
Les secondes, elles sont encore là.
Il faut que je resynchronise mes pensées avec l'heure normale.
Je chronomètre minutieusement le temps qu'il faut s'absenter pour être rétabli sans rendre trop curieux les "autres".
3 minutes 7 secondes
Je me lève.
Quitte mon effroyable monde intérieur pour gagner l'effroyable monde extérieur.

Par S. J. Nadeau
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Publicité

Recherche

Recommander

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus