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Mon roman ? J’écris la suite, j'efface la suite, je rature, corrige, relis, re-efface.
Bref, c'est difficile. D'abord, je me demande quel sens donner aux premiers chapitres; une introduction à l'histoire, ou un développement qui gardera la même forme pour tout le roman, mais en
faisant avancer l'"intrigue" ?
Plus j’avance dans la rédaction d'un chapitre suivant, plus je suis exposé à des questionnements que je n'aurais même pas eu l'idée d'avoir lorsque j'écrivais les premiers.
Malgré tout, je vais faire de mon mieux pour créer quelque chose de potable, d'on je serais fier.
Maintenant, répondons au commentaire =o
"Bonsoir! J'ai lu en premier ton texte: "La plaine de l'innocence". Très sincèrement, je vais te dire, je suis à la fois scié et intrigué. Scié: parce que moi aussi je me suis lancé dans la
rédaction d'un livre, et comme toi, j'avais tout: personnage, histoire. Je pensais pouvoir établir une oeuvre relativement digne d'un ecrivain chevronné...c'est à dire ne pas produire 2 pages et
puis tac m'arrêter parce que je n'ai plus de jus ni d'idée pour écrire une suite. Ensuite intrigué: parce que, comme tu as du peut etre t'en apercevoir, ce qu'on écrit est directement lié à
quelque chose d' "intime" comme tu l'as ecrit, une interprétation ou tenté "
-Julien
Je ne sais pas si c'est pareil pour toi, mais je suis complètement estomaqué; comment peut-on avoir écrit autant de livre dans l'histoire, alors que c'est si compliqué ?!?
Il faut être assez passionné pour avoir le goût d'écrire, mais pas trop pour ne pas en dépendre totalement dans les phases les plus difficiles...
Il faut être inspiré, mais pas trop, pour ne pas s'enfermer dans une impasse, au bon milieu du travail...
Mais bon, à défaut de pouvoir parler de mon pas-encore-existant roman, je vais essayer d'expliquer ce que j'ai d'écrit jusqu'à maintenant.
Pour lamentation de granite, je n’ai pas dû chercher très loin; ma tête est remplie de son thème, la "mort".
En tant qu'adolescent, il m'arrive souvent d'entendre parler d'étudiants qui ont fait une tentative de suicide, etc...
Plus personnellement, je ressens toujours une espèce de "mort" rôder près de moi; mon épilepsie.
Par définition, on en parle pas beaucoup, mais une crise partielle/générale d'épilepsie peut parfois avoir générer l'affreuse impression subjective de "mourir".
J'ai été possédé par cette sensation oppressante pendant si longtemps, aux travers de mes crises, que j'ai finit pas avoir une relation très confuse avec le concept d'«au-delà», de «décès» et de
«dieu».
Face à cette torture psychique, j'ai finit par écrire "lamentation de granite". Un court texte qui parle de la mort, mais seulement en sa formule la plus dure et présente (d'où le granite).
L'histoire du personnage de la nouvelle est analogue à la mienne; confronté à la mort de façon trop brutale, le cœur du personnage se durcit, s'aveugle, pour s'en immuniser. Ainsi, il en
devient insensible, mais se détruit du même coup.
Défoulé par cette nouvelle, j'ai vu resurgir en moi un souvenir lointain; la vision que j'avais de la mort dans ma jeunesse, alors qu'on m'inondait des histoires de paradis, de lumière, de paix
éternelle. Voulant immortaliser ce que je considérais comme un regain d'une partie de mon être que j'avais perdu, j'ai écrit "plaine de l'innocence".
Naturellement, puisque ces réflexions sont très poussées, je ne serais pas offusqué qu’on trouve un sens nouveau à ces écrits…
Maintenant, je pousse encore plus profondément mes questionnements sur la mort; pour ainsi écrire la suite de l'histoire...