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Jeudi 26 juin 2008




JeSuisSurUnAutrePlan,UneAutreDimention,UnAutreUnivers,JeSuisDieu,non..JeSuisUnPantin,j'aiPeur,
IlsSaventoùjeSuis,NePasBouger,NePasRespirer,siTuBouge,OnTe...


Manuel
                                                        Manuel
                                                                                                    Manuel !

Retour à la réalité.
Silence, le regard des autres plantés en moi.
Je suis où déjà ?

"Manuel"

Il faut agir, dire n'importe quoi, faire n'importe quoi
paraître normal.

J'ai oublié
les mots

L'angoisse enfonce les phrases au plus creux de ma gorge.
Vite n'importe quoi !

" Je...."

JE ! Moi ! Manuel !
Vitesse
De retour sur le même plan que les autres
Mon adresse ? emmm...le 212 ?...213 !
Où ? emm...décor...nourriture..
Nourriture, restaurant !
Les autres ?
Même cheveux que moi, l'autre, là-bas, mêmes yeux.
Yeux qui me foudroient...qu'es ce que j'ai fait ?
Cette personne à comme une aire....une aire de famille !
Ma mère
mon père
ma sœur
grand-mère
Flot d'information

" Quoi ?"
«On te demandait ce que t'allais prendre», ton stressé.
Désolé Mère mais..je suis mentalement mort pendant un instant.

Quoi répondre finalement ? Je ne suis même pas sûr d'être jamais arrivé ici...il me faut l'heure.

"Désolé, je suis un peu dans la lune, j’ai mal dormis, hier."
Son regard ce mue maintenant en affreuse compassion, en cinglante pitié.
"Je reviens bientôt !"
Je quitte la table, encore complètement mentalement désaxé.
Je cours me réfugier dans la salle de bain et je verrouille.
Je m'accroupis sur le sol, sans même penser un instant à la poussière qui pourrait me tâcher.
Je fixe un horloge au plafond.
Les secondes, elles sont encore là.
Il faut que je resynchronise mes pensées avec l'heure normale.
Je chronomètre minutieusement le temps qu'il faut s'absenter pour être rétabli sans rendre trop curieux les "autres".
3 minutes 7 secondes
Je me lève.
Quitte mon effroyable monde intérieur pour gagner l'effroyable monde extérieur.

Par S. J. Nadeau - Publié dans : 2- Absences - Communauté : Blogueurs du Québec
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Mardi 24 juin 2008

Holà dees !

Je sais pas trop quoi mettre sur mon blog, en cette palpitante journée de vacance d'été sans jamais aucun événement percevable.
Alors, je vais me contenter de répondre à mes commentaires =o

1- (pour l'article "Handicapé ?")

"Tu as 14 ans alors tu ne sais pas vraiment en quoi tu es handicapé, surtout qu c'est tout nouveau pour toi. Bien. Dans ce cas, d'épileptique à épileptique, je vais t'expliquer. Primo : Tout les métiers en hauteur, où tu conduit un engin, d'asssistance à la personne te seront interdits. Secondo : Interdiction de passer le permis de conduire. Terzo : Dans tes études, cela va jouer. Perso, mon niveau a fortement chuté. je n'ai pas pu aller en S, j'ai échoué mon bac la première fois a cause d'absences répétées durant les épreuves. Et je peux te dire que selon ce que tu as précisément, la liste peut s'allonger. En tout cas, s'il y'a une chose que je te conseille, c'est de laisser ta fierté de coté si tu as, de consulter un psy s'il faut et de savoir contrôler les émotions lors d'épreuves importantes. Je ne l'ai pas fait et je toujours de la merde aujourd'hui. Si je n'avais pas mes parents, je ferais le trottoir avec une tirelire demandant une pièce à chaque passant pour survivre. "
- http://haine-et-epilepsie.over-blog.com  Léo

Bonjour !
Je pourrais dire un truc cul-cul comme "ahh, et ben c'est pas grââââveuh, les personnes en chaise roulantes sont encore plus mal placées que moi. Ainsi, je devrais m'estimer chanceux =o"

Mais dire un truc comme ça serais beaucoup trop cliché...
....en plus d'être complètement faux.

De voir cette liste me dérange extrêmement. J'ai le goût mettre le feu à une église, seulement pour punir Dieu de m'avoir rendus épileptique. J'ai l'affreuse obsession de vouloir faire un tat de truc sous le seul prétexte que je ne peux plus le faire (je ne blague pas, j'ai vraiment passé toute ma soirée d'hier sur le site internet d'une compagnie qui donne des cours d'hélicoptères o_o.)
Avant, je n'aurais même jamais songé à faire ce genre de truc.
Mais, maintenant, je n'arrive plus à déterminer si je me serais normalement intéressé à l'aviation au fil du temps
ou si je m'autosuggèré que j'aime l'aviation et que je ne peux pas en faire à cause de l'épilepsie.
ahhhhhh
Au moins, je peux me raccrocher à l'antipode de la situation;
J’ai commencé à peinturer et je me rassure en me disant que je n'aurais peut-être jamais découvert cette passion sans ma maladie. C'est assez contradictoire, non ?

Pour ce qui est de l'école je vais devoir attendre à l'année prochaine pour savoir s'il y a une réelle problématique.
Tant qu'à consulter un psy...emmm...je vais peut-être le faire mais...pas maintenant.

Merci du commentaire

Par S. J. Nadeau - Publié dans : Commentaires - Communauté : Blogueurs du Québec
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Samedi 21 juin 2008

Aujourd'hui

Je ne sais pas trop comment réagir mais...j’ai découvert que l'épilepsie peut être considérée comme un "handicap".

Alors...je suis un handicapé ?
Comment aurais-je pu penser une seule seconde...
....que le pictogramme du bonhomme blanc dans un carré bleu
S'adresse vraiment à moi ?

Excepté que de loucher une fois de temps en temps (et d'avoir déjà mordu mon prof de géo)
qu'es-ce que j'ai de moins/plus que les autres ?
Je crois que ce qui m'handicape vraiment, c'est la possibilité.
Les crises ne font pas grand choses et sont relativement rares,
mais je PEUX en faire.
Disons que emmm...je sois en haut d’une falaise, en train de conduire, etc....
J'ai la possibilité d'être en grand danger (je veux dire, plus que les « normaux »). La question est de savoir si je suis prêt à prendre le genre de risque ou non.


Excepté pour ces situations fatidiques, en quoi l'épilepsie m'handicape-t-elle ?

Je connais des "normaux" qui sont, en un sens, sont plus handicapés que moi.

Je pense, par exemple, un élève de ma classe qui est incapable de mémoriser un truc aussi simple que la règle de trois, après deux années où on lui explique.
Ou une autre fille qui est incapable de prononcer une phrase sans bégailler.
Ou un autre qui est dans l'impossibilité totale de se mêler aux autres, de socialiser.

Dans le fond, on est tous handicapé...

Mais moi, j'ai une excuse ^^  

Par S. J. Nadeau - Publié dans : 2- Absences - Communauté : Blogueurs du Québec
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Jeudi 19 juin 2008

Bienvenue dans le monde magique de l'épilepsie.
Ici, la vie quotidienne devient une véritable course à obstacle...

Je me lève le matin et m'assure que le ventilateur soit éteint avant d'éclairer la pièce.
L'ampoule se trouvant accrochée juste au dessus de la machine, si je laisse les deux ouverts simultanément...
....ma chambre se transforme en stroboscope géant.

Ensuite, je me rends à la salle de bain.
Je veux avoir un minimum d'intimité mais, mes parents me refusent à tout prix de tirer le verrous...
....si j'avais un malaise pendant ma douche, qui sait ce qui pourrais arriver ?
(Je la barre quand même la porte, je préfèrerais largement faire un million de crise sans que personne ne puisse m'atteindre plutôt que de me faire surprendre une seule fois en habit d'Adam -_-)

Maintenant le déjeuner !
Pas de café, ça me fragilise. L'alcool aussi mais, ça, je peux le supporter !
Bon...je vais me rabattre sur le jus de fruits....emm..nan
trop de sucre, ça me fragilise !
bon...emm...les boissons gazeuses, alors ?
Merde, de l'aspartam, ça chamboulerais mon médicament.
Zuuut, je suis en retard ! emmm...verre d'eau et bagel, ça fera l'affaire !

Je me rends à l'arrêt, prends le bus et attends mon arrivée à l'école.
J'ai faim...
...avoir faim, es-ce que c'est un facteur fragilisant ? Ohh, j'arrive plus à me rappeler...

En classe, on se tape encore un film ! (un truc plutôt commun en fin d'année)
D'avoir les yeux fixés sur un écran merdique risque de me donne un malaise ou,
 au moins pire, une migraine d'enfer !
Trop gêné pour demander de quitter la classe, je passe une heure 25 à regarder la fenêtre...

Midi, utiliser un micro-onde,
es-ce que ça rentre dans la même catégorie que pour une télé ?
Peut importe, je me contente de regarder ailleurs...

Après midi sans accroc,
sauf que je m'inquiète de savoir si la faim qui tenaille 24h/24 pourrais me faire vivre une absence aujourd'hui.
Peut importe, je dois me concentrer, concentrer, concentrer !!!

Le soir venu, il fait assez nuageux, assez sombre.
Je tente de lire dans le bus mais, il fait trop noir.
Je regarde par la fenêtre mais, les phares de voitures roulants dans le sens inverse sont agressants.
Photosensibilité, Photosensibilité, je regarde ailleurs...
Une bonne moitié d'heure à fixer le banc devant.


______________________________________
Tout ça pour dire que malgré toute ma bonne volonté, mon mode de vie doit irrémédiablement être modifié.
Je me sens comme le premier homme a avoir découvert le feu.
Après avoir fait un saut par derrière, apeuré par cette chose inconnue (l'épilepsie).
Je tente peu à peu de me rapprocher,
tout en évitant de me brûler.

Par S. J. Nadeau - Publié dans : 2- Absences - Communauté : Blogueurs du Québec
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Mardi 17 juin 2008
 16 juin

Voilà une nouvelle semaine qui commence =o
Avec mon nouveau cop'z hémophile
Il y avait une journée vélo d'organisée à l'école.
Puisque que mon N.C.H. habite dans le même quartier que moi, je me demandais (au fait, je lui aie demandé) s'il voulait qu'on participe.
et ben...
...il peut pas
Ses parents ont tellement peurs qu'il s'écorche (oui, il m'a expliqué que quand un hémophile se blesse, il peut juter à mort en un rien de temps) qu'ils lui interdisse de faire du vélo. 
Et il a dit que ça a passé de peu pour qu'il puisse venir à l'école publique !
Moi, mes parents n'ont jamais vraiment abordés le sujet de mon épilepsie.
Ils ne m'ont jamais empêchés de sortir, faire du vélo, jouer au soccer (je déteste le soccer mais, si je voudrais un jour en faire, ils ne m'empêcheraient pas...vue ?)

Ça me pousse à me poser 2 questions;

1- S'ils me verraient faire un mordillage de langue LIFE, es-ce qu'ils resteraient aussi passifs.

2-  Es-ce que je suis supposé me compter chanceux de ne pas être mon N.C.H. ?

Si je suis ma nouvelle politique, je ne le considère ni plus chanceux ni plus tristes que moi.
Pour une fois, ça fait bizarre de ne penser qu'à moi en fonction de moi.
Néamoin, je dois trouver un moyen de traverser l'obstacle que l'acide/l'épilepsie.
Et je dois commencer par trouver un "sens" à ma vie.

En cherchant un peu, on peut trouver trois grande catégorie de sens de vie.

- Se marier, créer une famille, etc...
==> Non merci, je passe mon tour pour encore au moins 10 ans... de toutes façon, sa amène tout de suite au point 2.
- Trouver un travail, monter dans la hiérarchie, devenir riche.
===> Bah, une fois qu'on devient vieux, seul et riches, on passe au point trois (ou on finit dans un hospice)
-Développer des aptitudes dans le sport ou les arts. 
===> On y est !

Pour le sport, on oublie, déjà que je déteste les cours d'éduc, mon manque de coordination (provoquée par l'acide évidemment) risque de m'empêcher toutes progression.

L'art !

Musique==> Uh, même problème que pour le sport. Cette fois j,aimerais bien mais, je serais franchement incapable de coordonner mes yeux (pour lire les partitions/tablatures) et mes doigts (pour jouer)
Photographie==> Trop chers, 'suis cassé.
Écriture===> À part pour un blog, je n'ai pas assez de suite dans les idées pour enfiler 2 paragraphes...
Dessin==> Cette fois, mon médicament me prédispose à réussir. Ma sensibilité pour sentir les trucs vagues qui font des dessins bizarres mais beaux est presque décuplée depuis mon traitement. Okay, c'est décidé....

....ATTENTION L'UNIVERS, UN NOUVEL ARTISTE VIENT DE VOIR LE JOUR !

Par S. J. Nadeau - Publié dans : 2- Absences - Communauté : Blogueurs du Québec
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Samedi 14 juin 2008

Un article minute à 23h40 (sur mon fuseau horaire en tout cas =o)

Depuis un (deux) jours, mon médicament s'est stabilisé dans mon organisme.
J’avais comme le fol espoir de voir mes crises disparaître.
Et ben c'est pas le cas...
....et je m'en fous.


Bizarrement, ce qui me paraissait devenir peu à peu un handicap.
Devient maintenant une sorte de ...emm... de drapeau o_o

Faut dire que mes médicaments ont un gros effet anti-angoissant sur mes "absences".

D'ailleurs, en parlant d'absences, j'en aie eu une aujourd'hui qui s'est révélée être assez....spéciale o_o

Je suis à l'école.
Je sors d'un cours de géo.
On s'est tapé un film complet sur la WW2 et j'ai un mal à fendre le crâne.
J'ai toujours eu de grands maux de tête, mais, quand j'ai eu mes lunettes, l'année précédente, ça avait soudainement stoppé.
J'entends vaguement une voie scander "photosensibilités" mais...nan...je prends des médicaments, des remèdes.
Oh...me voilà déjà arrivé à mon casier !
En quoi je vais déjà ? emm....ah!, oui. C'est le dîner.
Bon, spaguattie...tant pis, je n'aurai qu'à faire un détour par le micro-onde.
Arrivé là-bas, c'est l'attroupement.
Je me place dans la file-mal de tête- j'attends-mal de tête-.
Tiens, je suis juste troisième.
Je regarde le cadran de la machine.
35
34
après...emmm
100 ?
Non..emm..attends...encore le 34 ?
La seconde va passer et ça sera le 33
...pourquoi reste t-elle toujours sur la même seconde ?
Oh mon dieu c'est la fin du monde.
Je suis dans la seconde où ça va arriver !
Ah moins que ce soit celle ou on découvre le remède au cancer ?
Celle où ma mère va faire une chute dans l'escalier ?
Celle où la personne en face de moi va sortir un revolver et tous nous tuer ?
«C'est ton tour !»
attends...non...voilà le 33, et rien de tout cela ne s'est passé.
«Allô ?»
Ahhh...tout est à recommencer, c'est une autre première...emmm..seconde qui commence.
RETOUR À LA RÉALITÉ

C'est le micro-onde, la personne en face de moi, l'école...emm..moi !
Il a l'air gentil. Je place mon repas dans le four à micro-ondes.
Je souris; " Désolé, je viens juste d'avoir une petite crise d'épilepsie".
Pourquoi j'ai dit ça..je l'ignore.
Il sourit; "Oh, c'est drôle, je croyais que ça arrivait seulement avec emm..les convulsions."
J’aurais put être choqué mais...je ris gentiment, je lui explique les différents paliers de crise, mon type d'épilepsie, mon groupe de musique préféré. En contre partit, il me parle de son mal à lui (l'hémophilie) des vaccins de facteur jesaisplusquoi, de son prof d'anglais chiant.
Bref, l'épilepsie m'a donnée un nouvel ami.
et mon repas à complètement calciné.

Heureux de voir que mes crises mentales sont moins violentes...

Ps : je me demande s’il a entendu parler de la morsure du prof d’histoire…

Par S. J. Nadeau - Publié dans : 2- Absences - Communauté : Blogueurs du Québec
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Vendredi 13 juin 2008
Et voici un commentaire;

"Tout d'abord, je dirais que je compatis et que je comprends ce que tu peux ressentir, car j'ai moi-même un proche épileptique et j'ai donc une idée assez précise sur cette maladie. Si ça te console, et bien sache que cette personne qui est sous traitement a une vie vraiment "normale" et ses crises sont rares, moi-même j'en viens à oublier qu'elle est épileptique. Ce n'est peut-être pas le cas pour toi, mais même si les médecins sont indifférents( je veux dire insensible) ils font sûrement tout leur possible. J'ai cru lire dans un certain article que tu disais que le cancer serait peut-être une maladie plus "supportable", et bien non...les personnes atteintes de cancer peuvent subir des douleurs insupportables et cela pour temps assez long et pour la plupart des cas ils finissent par en mourir. Sinon, moi-même je considère que personne n'est vraiment heureux et que si je regarde de plus près les personnes je m'aperçois que je ne suis pas la seule à souffrir lorsque je suis triste.. Ce qui serait bien, et je sais que c'est difficile, car il est toujours facile de parler,ce serait que tu acceptes l'épilepsie et que tu franchisses cet obstacle, il ne faut pas que l'épilepsie t'empêche de vivre ta vie normalement...(mais cela est sûrement dur si tu as des crises souvent) Tu vas peut-être dire que je parle sans connaître vraiment ce que c'est de vivre avec l'épilepsie...mais si tu restes à te lamenter sur ton sort (ou peut-être ne le fais-tu que sur ton blog?)tu n'arriveras à rien et cela ne fait qu'augmenter ta détresse, ton désespoir et ta tristesse... Encore une fois je comprends et je te souhaite, je l'espère de guérir... N.N. "

Merci de ce commentaire ^^
Je vais tout de suite commencer en disant que je n'ai JAMAIS au grand jamais comparé le cancer comme une chose préférable à l'épilepsie. J'ai bien tenté de retracer la moindre allusion dans un de mes articles mais....j'ai pas réussit à le retrouver o_o''. Peut-importe, probablement que c'était une autre obscure figure de style exprimant une pulsion de l'instant. (En effet, pour une personne impulsive, il m'arrive souvent d'être mésinterprété)
Deuxièmement;
Je comprends que mon blog ressemble à une ovation égocentrique à ma vie Ô combien tragique. Mais...en fait, il faut savoir que c'est un véritable journal mit a jours presque quotidiennement. Ça fait quoi...une semaine, deux ? Depuis ma première crise à vie.
Je prends peu à peu conscience de la situation quand je lis mes articles.
Au fait, c'est un besoin vital pour moi de me voir à la troisième personne, et ainsi mieux comprendre mes pensées. Il faut savoir que souvent, mes articles se retrouvent à mille lieux de l'aspect réel des choses. Mais...ce défaut, je le travaille.

D’ailleurs, en me relisant, je réalise que j’ai eu un véritable coup de blues lors du commencement de ma médication. Maintenant, ça c’est à peu près stabilisé, c’est probablement un autre effet secondaire.

Merci encore du message !

Par S. J. Nadeau - Publié dans : Commentaires - Communauté : Blogueurs du Québec
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Vendredi 13 juin 2008

Dans le fond un humain
rien de plus ou moins


"Ne commences surtout pas à partir dans les "et pourquoi je ... ?", sinon tu vas t'enfoncer petit à petit. "
-Léo: http://haine-et-epilepsie.over-blog.com/

D'accord
Je dois être réaliste, même si c'est difficile.

Bizarrement, depuis toujours, j'ai l'impression qu'on vaut m'inculquer la même notion;
"Quand tout va mal, pense que tu aurais pu être un enfant d'Afrique"

De génération en génération, on livre le même message. Jusqu'à ce que ça devienne un véritable réflexe d'identifier notre bonheur au malheur des autres.

Et bien moi..je trouve ça égoïste et naïf.

Es-ce que ça semble si inconcevable qu'un enfant puisse trouver le bonheur dans la sollicitude des bidonvilles ?
Es-ce si compliqué de reconnaître qu'une personne vivant dans un pays riches peut se trouver à être in-fi-ni-ment plus triste ?

Les personnes qui sont au xénit du malheur, ils sont supposés penser à qui pour se sentir bien ?
Si tout le monde était riches, à qui devrait-on songer pour s'assurer de na jamais ressentir d'émotion négative ?

Voilà, je veux être un pionnier.
Je veux réussir à être heureux en me basant sur moi même ou sur des choses belles.
Comment ?

Je sais pas....
...je me sens si ignorant

 

Par S. J. Nadeau - Publié dans : Commentaires - Communauté : Blogueurs du Québec
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Mardi 10 juin 2008





Poupée dansante...

..qui a peur des gens réels







Je me prends en main.
Je refuse de laisser ma maladie s'infiltrer dans mon bien-être une seule seconde de plus.

C'est quelque chose que mon docteur a dit à ma mère;

"Même si Manuel souffre d'épilepsie, il faut qu'il soit élevé comme la personne normale qu'il est.»

Moi ?
Normal ?

Pourquoi
ferais-je des encéphalo, des ponction et des prises sanguines alors ?

Pourquoi
devrais-je m'empêcher de veiller, prendre du café et écouter la télé dans le noir alors ?

Voilà pourquoi; je suis épileptique, et je porterai cette maladie pour toujours (Bizarement, j'en aie comme l'intuition)

Puisque je ne suis pas normal, je vais devoir apprendre à vivre avec MA maladie.
Si tous mes alliés s'obstinent à ignorer mon mal,
Moi, je ne broncherai pas et affronterai tous les obstacles.

Aujourd'hui, à l'école, j'ai inventé ma premièe parade pour éviter les symptomes de l'acide.

Avec tous les dessins qui se multiplient dans mon cahier, j'ai finit par croire que ma façon de penser a complètement changée.
Moi, qui se répétait à voie haute mes leçons pour les apprendre, doit maintenant se faire un dessin mental de la matière.
La mémoir visuelle.

Jusqu'à maintenant, je crois que j'ai à peu près réeussit.
Vendredi j'ai un examen.

Si j'ai une note parfaite
J'aurai vaincus l'épilepsie

Ps: Pas encore d'absences ou de crises, ça peut arriver à tout moment.

Par S. J. Nadeau - Publié dans : 2- Absences - Communauté : Blogueurs du Québec
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Dimanche 8 juin 2008





Poupée figée....


...tu ne réponds pas










Plus mon attention descend, mieux je dessine.
Mes productions écrites ont maintenant étés détrônés par des croquis de cadavres.

Pour l'algèbre,
C'est comme des yeux psykiédéliques

Français,
Des silhouettes en robes de mariage [?]

Histoire,
Des clowns

Peu à peu, les "travail excellent, comportement excellent" dans le bulletin vont être remplacés par
"Élève distrait"
"Élève qui fait beaucoup d'effort, sans résultats"
"Élève nul"
"Élève idiot"
"Drogué"

Qu'es-ce qui me déconnecte autant du monde ?
La nouvelle sensation que j'explore,
celle de pouvoir se retrouver dans une salle remplis d'amis,
et de pouvoir encore se sentir seul et désarmé.

Ou bien

Ce poison...emmm..médicament qui me ralentit l'esprit.

Juste pour le plaisir;
+Ne dormez pas de la nuit
+prenez beaucoup de café
+et faites votre journée normalement


Résultat ?
¬ Entendre des voies quand on lit
¬Décalage entre l'image et le son
¬Mélange de passivité et d'hyperactivité


J'ai perdu mon sens de l'humour et mon bien-être.
Mais ça, c'est dans les symptômes de mon médicament.
Je me sens comme une poupée de ventriloque
sauf que le ventriloque...c'est moi.
Je dois en permanence planifier toutes mes répliques, même dans une conversation banale.
Et quand on me parle, je dois faire un montage mental de la discussion pour ne pas sombrer.

6 mois
6 mois
6 mois d'acide
le même nom qu'une drogue
mais, c'est supposé être un médicament

J’ai de plus en plus de difficulté à coordonner mes doigts et mes yeux.
Mais je vais faire tout mon possible pour garder mon dernier refuge
l'écriture.

Par S. J. Nadeau - Publié dans : 2- Absences - Communauté : Blogueurs du Québec
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