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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /2009 05:36
Bonjour !
Pour une fois, je vais laisser de la place sur un article pour les écrits de quelqu'un d'autre.
Grâce à accord, voilà le texte de "Julien", un de mes lecteurs qui est aussi épileptique (enfin, je crois o_0)
Personellement, ce texte m'a beaucoup fait réfléchir, j'espère qu'il en sera de même pour vous !
(Mais je ne posterai pas mes réflections ici, ça serais assez déplacer d'interpréter à ma façon un texte qui n'est pas de moi oo)

"L’angoisse épileptique en rivalité avec la Mort Au moment de la mort, des témoignages de miraculés disent voir une lueur puissante mais douce, éblouissante mais indolore, assourdissante mais relaxante, angoissante mais rassurante. Certains disent revoir leur vie se débobiner c’est alors qu’ils prennent d’énormes résolutions, cet épisode étant comme une révélation… Je vis l’épilepsie comme une épreuve semblable à la mort. Futile ! direz-vous. Bien sûr cela peut paraître futile pour le « tout le monde », après tout qu’y a-t-il de plus angoissant que la mort et l’incertitude de l’ « après ». Futile c’est vrai …je me le dis souvent pour me réinsérer dans le commun, pour ressembler à tout le monde, pour faire bonne figure et pourtant… Ce n’est pas aussi effroyable que la mort car on en revient mais cela peut devenir tout aussi angoissant. Pour tout le monde le temps ne varie pas, chaque minute vécue est réelle. Mais lors d’une sortie de crise, je m’aperçois qu’une tranche de temps s’est évaporée ! un vide se créé. N’est ce pas tout aussi angoissant que la mort qu’une tranche de temps qui disparaît ? Que se passe t’il durant ce vide ? C’est un trou béant où tout peut se produire ! Qu’est ce qu’on me fait ? Quels sont les jugements sur moi et les répercussions futures ? Depuis combien de temps suis-je dans l’hopital ? combien de temps suis-je resté par terre ? quel jour sommes nous ? mon chien est il toujours en vie ? ma voiture est elle aux enchères croyant que je ne reviendrai plus à la conscience ? La troisième guerre mondiale a-t-elle éclatée ? Comment vais-je rentrer ? a-t-on prévenu que j’étais là ? Quelle difficulté de se remettre à jour quand une tranche de temps nous échappe ! Vaillament et avec le plus d’humour ou de détente il faut demander avec panache « Quoi de neuf depuis mon absence ? », et s’excuser, encore et toujours… J’ai déjà essayé d’en tirer des leçons mais malheureusement le bilan est souvent négatif comparé aux miraculés… Les miraculés jurent de ne plus prendre le volant ivre mort, de ne plus fumer, d’arréter la drogue, de prier à la chapelle tout les dimanches et faire un don annuel à la paroisse, de pardonner à leur entourage, d’œuvrer pour une idée…mais dans mon cas, que tirer comme résolution ?... Je ne vois aucune lueur douce, relaxante ni rassurante…cet instant de pseudo-mort n’est que fulgurant, imprévu, angoissant, souffrance et douleur. Je redébobine mes derniers moments, un trou, puis ma présence dans une chambre d’hopital….bon sang ce trou ! Les résolutions deviennent banales nous faisant passer pour des faibles : dormir une heure de plus, prendre un benzodiazépine en cas de doute, coûter à la société et ruiner sa santé par des quantités impressionantes de neuroleptiques nous empêchant de penser correctement. L’Hôpital, bien que fait de pierre, devient presque un intime, je me suis même surpris à m’arreter le regarder et lui dire doucement la mort dans l’âme : « A la prochaine ! »"

Si vous voulez commenter personellement ce texte face à l'auteur, évrivez le dans cet article (il pourra ainsi le lire =o)
ou rejoignez-le par mais ici; poubelle_2003@hotmail.com
Par S. J. Nadeau - Publié dans : Commentaires - Communauté : Notre combat au quotidien
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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /2009 00:25




Mon roman ? J’écris la suite, j'efface la suite, je rature, corrige, relis, re-efface.
Bref, c'est difficile. D'abord, je me demande quel sens donner aux premiers chapitres; une introduction à l'histoire, ou un développement qui gardera la même forme pour tout le roman, mais en faisant avancer l'"intrigue" ?
Plus j’avance dans la rédaction d'un chapitre suivant, plus je suis exposé à des questionnements que je n'aurais même pas eu l'idée d'avoir lorsque j'écrivais les premiers.
Malgré tout, je vais faire de mon mieux pour créer quelque chose de potable, d'on je serais fier.

Maintenant, répondons au commentaire =o

"Bonsoir! J'ai lu en premier ton texte: "La plaine de l'innocence". Très sincèrement, je vais te dire, je suis à la fois scié et intrigué. Scié: parce que moi aussi je me suis lancé dans la rédaction d'un livre, et comme toi, j'avais tout: personnage, histoire. Je pensais pouvoir établir une oeuvre relativement digne d'un ecrivain chevronné...c'est à dire ne pas produire 2 pages et puis tac m'arrêter parce que je n'ai plus de jus ni d'idée pour écrire une suite. Ensuite intrigué: parce que, comme tu as du peut etre t'en apercevoir, ce qu'on écrit est directement lié à quelque chose d' "intime" comme tu l'as ecrit, une interprétation ou tenté "
-Julien

Je ne sais pas si c'est pareil pour toi, mais je suis complètement estomaqué; comment peut-on avoir écrit autant de livre dans l'histoire, alors que c'est si compliqué ?!?
Il faut être assez passionné pour avoir le goût d'écrire, mais pas trop pour ne pas en dépendre totalement dans les phases les plus difficiles...
Il faut être inspiré, mais pas trop, pour ne pas s'enfermer dans une impasse, au bon milieu du travail...

Mais bon, à défaut de pouvoir parler de mon pas-encore-existant roman, je vais essayer d'expliquer ce que j'ai d'écrit jusqu'à maintenant.
Pour lamentation de granite, je n’ai pas dû chercher très loin; ma tête est remplie de son thème, la "mort".
En tant qu'adolescent, il m'arrive souvent d'entendre parler d'étudiants qui ont fait une tentative de suicide, etc...
Plus personnellement, je ressens toujours une espèce de "mort" rôder près de moi; mon épilepsie.
Par définition, on en parle pas beaucoup, mais une crise partielle/générale d'épilepsie peut parfois avoir générer l'affreuse impression subjective de "mourir".
J'ai été possédé par cette sensation oppressante pendant si longtemps, aux travers de mes crises, que j'ai finit pas avoir une relation très confuse avec le concept d'«au-delà», de «décès» et de «dieu».

Face à cette torture psychique, j'ai finit par écrire "lamentation de granite". Un court texte qui parle de la mort, mais seulement en sa formule la plus dure et présente (d'où le granite). L'histoire du personnage de la nouvelle est analogue à la mienne; confronté à la mort de façon trop brutale, le cœur du personnage se durcit, s'aveugle, pour s'en immuniser. Ainsi, il en devient insensible, mais se détruit du même coup.

Défoulé par cette nouvelle, j'ai vu resurgir en moi un souvenir lointain; la vision que j'avais de la mort dans ma jeunesse, alors qu'on m'inondait des histoires de paradis, de lumière, de paix éternelle. Voulant immortaliser ce que je considérais comme un regain d'une partie de mon être que j'avais perdu, j'ai écrit "plaine de l'innocence".

Naturellement, puisque ces réflexions sont très poussées, je ne serais pas offusqué qu’on trouve un sens nouveau à ces écrits…

 

 

Maintenant, je pousse encore plus profondément mes questionnements sur la mort; pour ainsi écrire la suite de l'histoire...

Par S. J. Nadeau - Publié dans : Commentaires - Communauté : Notre combat au quotidien
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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /2009 22:18

Voilà le deuxième "chapitre".
Évidemment, il est différent du précédent,
Ce n'est pas une suite, puisqu’il n'a pas véritablement d'intrigue.
Ce n'est pas une autre histoire, puisqu’il est rattaché au précédent par un lien disons...très intime. Je ne sais pas encore quel thème va prendre mon "roman", ni quel titre je lui donnerai. Mais au moins je peux m'imaginer créer une histoire plus fidèle à la réalité. Il montre réellement ce qu'est un drame; le champ combiné de dizaines de voix différentes, d'idées différente, de monde différents. Tous rattachés par un seul et même mirage insondable...

Si ce texte est mauvais ou incompréhensible, alors soit.
Mais je sais que c'est précisément ce qui sait m'animer, au moment où j'en aie le plus besoin...

La plaine de l'innocence

 

À l'école, dans ma tête, je pars si loin.

Là, où la pluie chante autant, mais sans jamais nous gripper. Là-haut, où s'élèvent des cathédrales, qui font pâlir le soleil. Quelque part, où même les nuages, nous connaissent par nos noms. Comme toujours, nos yeux se retrouvent, brillants.

Une brise parfumée, nous porte tranquillement.

Chaque grain de sable, nous murmure une histoire.

Notre amitié, sincère, jalousée même par les abeilles et les fleurs. Je reste là, voyant ton sourire refléter mille soleil. Nous restons là, sans plus aucun mot à dire. Dans un silence, si éloquent.

Une lumière m'inonde, m'enivre, m'anime. Cet éclat, toujours plus grand, m'enlève à toi.

Reviennent à moi, les sombres murs d'écoles. Une goutte d'eau glisse sur mon cahier.

Ce monde parfait, que nous prenions plaisir à inventer.

Tu as été le premier à le visiter.

Par S. J. Nadeau - Publié dans : Fully alive - Communauté : Notre combat au quotidien
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /2009 04:29
Comme je l'avais dit dans l'article précédant, j'ai eu dna sl'idée de commençer un roman.
J'avais tout en tête, l'ambiance, l'histoire, le ton, les idalogues
mais....
Rendu sur papier, j'ai dù me rendre à l'évidence;
Je suis incapable d'écrire un roman !

Ma vie entière tient sur des "une page"
ces articles qui me font exister en vous, mes pensées, mes opinions, tout !
Je suis r`éduit à tout dire ce que j'ai à dire dans le minimum de mots possible.

alors bonne nouvelle/mauvaise nouvelle
ce que j'écrit ce n'est pas un roman, mais un recueil de nouvelles ^^

Mais toutes les parties d'histoire sont reliées autour d'un thème général; vous le saurez en lisant !

D'où me vient l'idée ?
Vous le saurez une autre fois; il se fait tard et je dois aller à l'école demain =o

alors voici la première des deux nouvelles que j'ai écrite jusqu'à maintenant...

Lamentations de Granite

Mon coeur est si dur. Mes yeux posés sur cette pierre gravée. Je les fermes, toujours cette
même pierre. Mon être entier est inondé par cette même image. Et mon coeur, si lourd, semble en
avoir adopté la consistance. Mon corps, réclamé par mes cicatrices passées, mes épreuves, mes joies, s'écroule. C'est une montagne qui s'effondre. Sur le sol, on me renvoie les reflets du soleil,
si haut, si léger. L'air, lui, semble assez lourd pour m'envelopper, m'enterrer. Accroupie, dévastée,
abandonnée sur cette terre, je m'apprête à y voir passer les siècles. Que mon corps épouse ainsi
la rosée, et pleure avec moi, chaque matin, toutes les larmes que je ne sais plus puiser. Désormais,
n'existera plus autre fraîcheur pour moi que celle accordée par ces nuages, là-haut. Mon corps ne sera plus animé de chaleur, je ne fait plus qu'un avec ce bloc de granite, qui résume désormais tout mon
univers. Mes yeux, eux, ne connaîtront ni forme, ni couleur. Ni texture, ni paysage. Ils ont déjà vu
tout ce qu'il avait à voir.
Ils deviennent toujours davantage aveugles, quand ils me rappellent, en lisant cette tombe,
que mon fils est mort.



J'attends de vos réactions avant de poste la suite =o
Par S. J. Nadeau - Publié dans : Fully alive - Communauté : trop dure la vie....
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Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /2009 23:04




Bon okay, ça fait pas tech-ni-que-ment un an
mais c'est surout smbolique =o

Parce que, malheureusement, même si j'en aie absolument pas l'impression, ce blog n'existe même pas depuis un an oo !

Mais je ne vais pas changer le titre de cet article pour autant.
À chaque nouvel an, on peut tout remettre le passé en perspective, se juger de façon constructive, prendre des résolutions...
Et ça me erait pas particulièrement de mal de le faire maintenant oo

Même si c'est pas mon anniversaire...
....ni celui de mon blog d'ailleurs =o

Donc, comme résolution je pourais prendre emmm...

1- Être plus sociable
(J'en aie assez de rester muet comme une carpe en classe. C'est une mauvaise habitude que j'avais adopté pà l'époque du premier article de ce blog et d'on je n'ai pas réeussit à me débarasser...)

2-Être meilleur à l'école
(Jusqu'à maintenant, j'ai toujours eu d'assez bon résultats (vive la détermination !) mais, comme on dit, on peut toujours avor de meilleures notes =o)

3-Mieux m'occuper de mon blog
(Histoire qu'il ne devenne pas un recueil de toiles d'araignées virtuelles oo)

4-Surpasser mon épilepsie sans pour autant l'ammoindrire
(Bref, comme en gardant mon médicalert =o)

5- Avoir des projets personels
(j'ai une idée de roman en ce moment...on sait jamais ce que ça peut donner...)

6-Passer moins de temps sur l'ordie.
(en contradiction totale avec le point 3-)

7-M'acheter un poisson rouge
(ou une plante)

8-Avoir un confident humain
(Autre qu'un psy, de préférence)

9-Moins faire de fote d'ortographe
(duh !)

eeeeet

10- EEeeemmmm


...

Je pux pas arêter à 9, voyons !

...

10- Ne pas commencer à fûmer oo

Par S. J. Nadeau - Publié dans : Fully alive - Communauté : trop dure la vie....
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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /2009 23:13

Au fil des jours, j'ai l'impression de me connaître de plus en plus.
Déjà, je peux regarder mes expériences passées avec la rassurante idée qu'elles m'ont aidée. Ainsi, j'ai l'impression que toutes ces épreuves sont des ennemis vaincus, que je n’aurai plus jamais à affronter.
Au fil des jours, j'ai changé d'esprit. Maintenant, je veux apprendre à être moi-même, sans avoir à être arrêté par ma maladie, et tout ce qu'elle représente pour moi.

Bref, je veux être moi-même, et faire en sorte que l'épilepsie soit la chose la plus insignifiante de mon être...


Pourtant

J'ai acheté ce bracelet.




Ce simple accessoire, est la parfaite matérialisation de l'étiquette que les malades ont souvent l'impression de porter.

Mais comment ais-je pu m’en acheter un, en pensant d'une telle façon ?!?

Je me le suis demandé très longtemps.
Faut dire que, la même semaine dans laquelle je me suis procuré ce truc, j'ai eu une crise.

Enfin bref, j'étais seulement en train de marcher dans la rue commerçante de ma ville. À mesure que je me promenais, j'avais une espèce d'impression  envahissante de déjà vue.
Au fait, j'ignore si c'était un déjà vue...
La plus part du temps, quand on en a un, on se dit "ah, j'ai déjà rêvé à cet instant probablement..."
Mais moi, j'avais plutôt l'impression d'avoir déjà IMAGINÉ cet instant, par le passé.
À mesure que j'avançais, tout devenait encore plus floue...
Je peux toujours tenter d'expliquer mon état d'esprit, même si je doute que ça soit possible de le dire avec des mots.

En gros, je me souvenais avoir pensé à cette scène (ma promenade dans la ville) alors que je me trouvais dans une espèce de...de...de quoi déjà ? Je ne sais pas...à chaque fois que je tente de ramener cette image à moi, je vois toujours la même abstinente image d'un toit traversé de poutre. À mesure que je marche, je m'embrouille encore plus; étais-je avec quelqu'un dans cette maison construite en poutre ? Oh oui, j'étais avec Diégory....mais qui est Diégory ?...je ne connais aucun Diégory ! Ce n'est même pas un nom terrien...

et voilà, dans ce labyrinthe de pensées confuse, un mot s'impose dans ma tête
CRISE

J'allais en faire une, ça devenait de plus en plus fort.
Alors, je me précipite dans un restaurant (peut-être étais-ce un bar) et, incapable de trouver les cabinets, je prends place à une table vie, et je laisse venir...le vide.
J'ai une dernière étincelle dans le cerveau avant la crise; un mélange entre "vais-je avoir des convulsions ?" et "Je ne dois pas bouger".
Peut-être qu'en m'imposant l'immobilité, je pourrais convaincre ma crise de ne pas être visible de l'extérieur.

Des instants plus tard, je reviens à moi, parfaitement sain d'esprit, comme si rien n'était arrivé.
Je me félicite de ne pas avoir eu de crise généralisée devant tout le monde.

Mais l'espèce de graine qui a été plantée dans mon cerveau lors de ce traumatisant événement, à germée pendant la semaine et a fini, ce samedi, par me pousser à acheter un bracelet médic alerte.

Je suis encore confus, à me demander tout ce que ça représente...
Es-ce un moyen de préserver ma santé ?
Ce bracelet va t-i vraiment un jour me sauver ?
Ou va t-il seulement engendrer une impression de différence, de marginalité, face à tout les questions que les gens me poseront en le voyant...

Quoi qu'il ne soit, pour l'instant, je le porte

Par S. J. Nadeau - Publié dans : Fully alive - Communauté : Blogueurs du Québec
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Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /2009 20:45
 


Couché sur le sol, je regarde le ciel.
Pour la première fois de ma vie, il me semble, je peux enfin m'arrêter.
La neige, sur le sol, va probablement mouiller mes vêtements.
Mais ça , je ne m'en préoccupe pas. Pareillement pour mes devoirs, mes amis, ma famille, mes médicaments, mon blog. Je suis enfin....seul.

À chacune de mes respirations, s'élève un nuage blanc.
Et du ciel, tombent des centaines de flocons.
Je les regarde tourbillonner, me recouvrir, comme un manteau de givre.
Je me sens bien...

Le temps passe et je le laisse s'en aller.
J'étire mon corps sur ce tapis de coton, oubliant ainsi les milles épreuves qui l'ont animé.
Je suis si bien, en dehors de l'espace, en dehors de l'univers.
Il m'est impossible de désirer me relever.

Un flocon fond sur mon visage.
Et puis, je réalise que ma vie ne peut se conclure par cette sérénité.
Je suis conscient que d'un instant à l'autre, j'aurai à me relever à nouveau.
Pour aller là où on m'attends.

Le ciel est noir, quand je m'élève dans ce paysage hivernal.
Ressourcés, sont mon corps et mon esprit.
Prêts à affronter les années de souffrances qui n'attendent qu'à venir.
Et tout cela, seulement pour voir quelques secondes de pure lumière.

Pourtant, ça en vaut tellement la peine.....

Par S. J. Nadeau - Publié dans : Fully alive - Communauté : Blogueurs du Québec
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /2008 17:08

 

Et ensuite ?



Vous savez, un film se termine toujours avant la fin.

Je veux dire;

+ L'héro à une vie plus ou moins correcte (genre, cadre d'entreprise)

+ Il lui arrive un truc chiant (genre, se faire capturer par des terroristes)
+ Il vit des péripéties chiantes (se faire torturer, tenter de s'échapper mais pas réussir)


Ensuite

+Il crève
ou
+Il survit

 

Dans le premier cas, l'histoire se termine là. Et dans l'autre, on montre quelques scènes de happy end etr ça se termine.

Alors, on ne montre jamais la fin ! On s'en fout des funérailles du monsieur, ou de la façon d'ont il va passer sa retraite.

Tout ce qui nous intéresse, c'est de le voir souffrir, peiner, se faire blesser, etc...

 

Qu'es-ce que j'essais de vous dire ?

Et bien...mon blog, c'est comme un film américain. Et moi, je suis comme l'héro principal.

Je ne suis peut-être pas exactement dans un "happy end", mais je crois qu'il n'est pas faux de dire que ma période de péripéties chiantes est relativement terminée.

Alors, qu'es-ce qu'il me reste à dire ? Je suis comme à la fin du roman, et je ne peux pas m'inventer des péripéties.

Évidemment, je pourrais vous parler des trucs que j'aime, de mes amis (et oui, j'ai maintenant des amis o_o) ou de mes passions.

Mais ça me serais insupportable d'imaginer que c'est grandement moins intéressant à vos yeux que ce que j'écrivais quand j'étais dépressif/renfermé/triste.

 

 

Pourtant, je veux continuer à faire vivre ce blog.

 

Il a une valeur extrême à mes yeux, plus que tout ce que je possède de matériel dans la vraie vie.

Je veux encore vous parler, mais se ne sera désormais plus à propos de moi seulement.

 

Par S. J. Nadeau - Publié dans : Fully alive - Communauté : Blogueurs du Québec
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /2008 23:19

Voilà, j’écris mon mot de passe, et je me connecte à mon blog.
Cette simple action, qui était presque journalière auparavant, m'est maintenant totalement étrangère.
Et je vois tous ces articles, tous ces titres.
Toutes ces périodes de ma vie, les plus terribles calvaires, les brèves joies.
Je peine à lever les yeux jusqu'au tableau statistique qui m'indique un chiffre presque nul.

Deux visiteurs

Laissé à lui-même, mon blog s'apprête à s'évanouir dans les entrailles du web.

Pour ces deux derniers lecteurs, je vais prendre la peine de terminer cet article.

Juste avant ce qui s'est révélé à être ma "désertassions", j'ai passé à deux doigt d'effacer ce blog. C'était juste insupportable, de tout revoir ces articles; comme si ces épisodes n’étaient pas derrière moi, mais vivaient encore à quelque part. Mais, j'ignore pourquoi, je ne l'ai pas fait.

Peu après, j'ai fait la chose la plus intelligente qui m'ait été donnée de faire depuis longtemps.
J'ai consulté.

Pour la première fois, j'ai pu directement me confier à un autre humain. Au fil des séances, j'ai apprit à affronter de nombreux problèmes refoulés, qui m'hantaient encore inconsciemment la vie. Des épisodes totalement enfouis, au plus profond de mon passé. 
Des problèmes que je n'aborderai probablement pas sur ce blog, pas plus que je ne parlerai de celui-ci à mon psy.

Je commence maintenant à voir ma maladie non pas comme un monstre extérieur qui me menace constamment, mais plutôt comme une partie de moi. Qu’un centième du « Emmanuel » que je suis vraiment.

 Je crois qu'il y a un instant dans la vie où il faut arrêter de se voiler derrière la couverture html d'un blog.
Un moment où on doit apprendre à s'encrer au monde réel,
où on doit être prêt à attaquer nos problèmes de front, sans redouter d’en souffrir.

Il est venu pour moi le moment où je ne crains plus de m'ouvrir aux autres.

Si un jour je me décide à rouvrir ce blog, ce sera en tant qu'être humain
et non en tant qu'épileptique

Par S. J. Nadeau - Communauté : Blogueurs du Québec
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Samedi 30 août 2008 6 30 /08 /2008 00:32

[Ceci est une reprise d'article que la mise en page a rendu illisible ! Aussi, je le poste en même temps qu'un nouvel article ! (celui qui précède celui-là =o)]

Absence VS Grand Mal

Pour une raison qui m'échappe totalement, j'ai la soudaine envie de déterminer qu'est-ce qui est le plus pire entre les "absences" et le "Grand Mal" (crise avec convulsions).

Voilà un espèce de tableau comparatif contenant, selon moi, les impacts les plus importants de la maladie sur le plan psychologique, physique et social.

 

 

Absence

 

* Risque de blessures physiques. [5 points]

(on sait jamais, d'un coup que je sois en train de

faire du parachute =o)

 

*Risques de blesser les autres. [1]

(Pratiquement aucun, sauf si je suis en train de

conduire une voiture bondée.)

 

*Réhabilitation [0]

(Ça dure le plus souvent quelques secondes et

paf, retour à la normale.)

 

*Choc mental [15]

(c'est énormément troublant de sentir notre

conscience s'éteindre pendant un instant.)

 

*Fréquence [10]

(Impossible de tous les compter, à la longue.)

 

*Impact sur la vie de tous les jours [10]

(Perte du fil de la conversation, d'information en

Classe, etc...)

 

*Impact sur la vie en groupe [10]

(Trouble méconnu, les proches peuvent être

intolérants, incompréhensif. Ils peuvent même

reprocher au malade d'être si lunatique.)

 

*Sensation de refoulement [10]

(Si l'absence est celle qui provoque le plus de choc

mental, personne ne peut en être témoin. L'idée

même de tout contenir donne l'impression d'imploser.)

 

TOTAL=> 61 POINTS

 

 

Grand Mal

 

*Risque de blessures physiques. [15 points]

(même chose que pour Abs., en plus des risques

de fractures, de contusion, d'hématome, etc...)

 

*Risque de blesser les autres. [5]

(Morsure des doigts de mon prof d'Histo, vous-en

souvenez-vous ?)

 

*Réhabilitation [5]

( Énorme fatigue après la crise, sensation de fatigue

musculaire pour plusieurs jours...)

 

*Choq mental [5]

( Au moins, on sait toujours ce qui nous arrive. Les seuls

moments d'ont on se souvient sont bien souvent ceux après

la crise. Ces derniers ne sont pas toujours effrayant.)

 

*Fréquence [2]

(Environ 3 par année, maximum...)

 

*Impact sur la vie de tous les jours [2]

(Presqu'aucune, sauf pour la peur d'en faire à tous moment)

 

*Impact sur la vie en groupe [5]

(C'est extrêmement gênant de faire une crise totale en

public. Mais, il vaut concéder un certain avantage. Les autres

ont au moins la possibilité de comprendre la maladie

Ainsi, on n'a pas l'impression d'être responsable de nos

crises, comme avec l'absence.)

 

*Sensation de refoulement [1]

( Juste le fait d'avoir toutes ces convulsions exprime bien

notre combat mental. On a plus l'impression d'être en train

de combattre notre maladie lors d'une crise générale que

lors d'une inerte absence. C'est peut-être grâce à cela que

le choc mental est plus importent.) 

 

TOTAL=> 41 POINTS

 

Conclusion= Suite à ce débat, on peut facilement voir que l'absence est la plus terrible des crises sur plusieurs plans. Malgré tout, je crois que le grand mal aurait facilement remporté le match si ces crises avaient étés plus fréquentes. J'ai omis d'inclure dans le débat les crises partielles puisqu'il est trop difficile de déterminer si elle est en fait une absence ou une crise générale.

Par S. J. Nadeau - Publié dans : 2- Absences - Communauté : Blogueurs du Québec
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